samedi 22 septembre 2012

Enthoven, juste l'ex de Carla Bruni?

Qui, aujourd'hui, ne se pose jamais de questions existentielles? Au lieu de se jeter sur de mauvais manuels de "prêt à penser" qui éteignent, bien souvent, toute velléité de réflexion, les mardis de la philo.be, reprenant à leur compte l'adage: "c'est dans les vieilles casseroles qu'on fait les meilleures soupes", proposent de permettre à tous, sans crainte, d'assister à des conférences et des débats d'ordre philosophique sur des sujets contemporains.

La deuxième saison commence lundi, avec la leçon inaugurale donnée par Raphaël Enthoven. Il viendra donc à Bruxelles pour l'occasion et donnera des interviews toute la journée, passant notamment en direct dans la nouvelle émission matinale de La Première, le Grand Mag, à 10h20.

Le soir, vous pourrez venir l'écouter parler d'un très beau sujet: l'identité. Comme quoi, des années après la parution du très beau livre d'Amin Maalouf, "les identités meurtrières", le sujet ne reste pas clos, au regard de notre récente actualité mais aussi des questions essentielles à se poser avant d'aller voter.

Ces derniers temps, j'ai eu l'occasion de me balader et de découvrir le quartier turc à Bruxelles, avec ses cafés chaleureux où l'on ne sert pas que du café plein de marc et des loukoum. J'y ai retrouvé la richesse d'une civilisation millénaire, à portée de main, dans ma propre ville. Un plaisir quand on a envie de s'évader un peu et de retrouver certaines essences d'un très beau voyage en Turquie que j'ai eu l'occasion de faire il y a quelques années.

Pourtant, loin de la magie de Sainte Sophie, j'ai terminé hier soir l'un des meilleurs livres que j'ai eu l'occasion de lire ces derniers mois: "Loin des Mosquées" d'Armel Job, paru chez Robert Laffont. J'ai eu beau voyager, c'est en lisant ce livre que j'ai eu véritablement le sentiment d'effleurer cette culture, avec toutes les difficultés identitaires qui se posent en cas de cohabitation avec les moeurs occidentales.

Bien sûr ce livre est engagé, bien sûr il dénonce la position de la femme turque, encore bien trop fréquemment considérée au mieux comme un objet d'échange, au pire comme un animal dangereux à brider. Mais les nuances sont également bien présentes, avec une critique sous-jacente de notre système matrimonial par exemple, qui se veut pour le long terme alors qu'il aime se baser sur des émotions qu'on prétend éphémères.

Très cohérent malgré l'abord de nombreux sujets complexes, l'auteur parvient à nous exposer les perceptions de chacun dans un conflit basé sur un événement qui ne nous semblerait même pas anodin mais plutôt "artistique", et qui aura des conséquences dramatiques sur son auteur et sur sa famille. L'écriture est à la fois limpide et belle, les mots fort bien choisis, avec délicatesse et justesse, et même une certaine dose d'originalité, puisque l'un des personnages principaux (le roman est écrit à plusieurs voix), est un croque-mort: "En principe, un corbillard n'a jamais d'accident". Une façon plutôt cocasse et inattendue de commencer un livre, qui donne terriblement envie de lire la suite, et d'aller jusqu'à la fin.

Le livre a été présenté ce midi à la librairie Quartiers Latins. Il est paru début 2012, mais la libraire aime revenir sur de bons titres, après qu'on en ait parlé ailleurs, comme pour rappeler que ce n'est pas parce que d'autres sorties littéraires le poussent vers une éternité incertaine, qu'il ne mérite pas d'être préservé et  digéré, afin de s'offrir le luxe qu'on lui accorde notre temps devenu si précieux, par une deuxième lecture, dans les deux sens du terme.

Pour le programme des rencontres du samedi à la librairie: http://www.cfc-editions.be/cfc/fr/11118-rencontres.html
Plus d'infos sur les mardis de la philo.be: http://www.lesmardisdelaphilo.be/
Source de la photo: www.lemondedesreligions.fr

Personne n'est unique?

Bonjour à tous,

Aujourd'hui c'était la journée mondiale de la maladie d'Alzheimer. A cette occasion, j'ai reçu l'auteur Cyril Massarotto pour son nouvel opus "le premier oublié".

Il s'agit d'un livre très touchant, avec des touches autobiographiques, qui évoque les ravages de cette maladie. Pour tenter de comprendre la personne atteinte, l'auteur s'est glissé dans sa peau, offrant un parallélisme à la rythmique efficace et cohérente, entre un fils qui découvre une mère qu'il désapprend à connaître, et une femme qui, peu à peu, sombre dans l'oubli d'elle-même.

Sans tomber dans le pathos, en riant même parfois, on se laisse bercer par ce livre qui n'en évoque pas moins un sujet grave et terriblement difficile à vivre pour les proches.

Avec les questions éthiques que cela suppose: euthanasie? Oui mais si, entretemps, on trouve un remède? Maison de repos? Oui, mais si on abuse de notre mère vouée à l'impuissance? Doit-on s'oublier soi-même alors qu'on est déjà oublié par l'autre?

Des questionnements qui, in fine, touchent chacun d'entre nous, des étapes à franchir, dont celle d'être "le premier (à être) oublié", renvoyant irrémédiablement à des réactions de type émotionnel sur sa relation à l'autre alors qu'on est confronté à une dégénérescence physique contre laquelle on ne peut pas lutter, comme en témoignent les tentatives infructueuses de l'auteur.

Une roman qui sonne juste, écrit par un homme qui croit aux pensées magiques malgré lui (puisqu'il a vécu a posteriori des histoires ayant été inventées pour ses propres personnages dans ses romans précédents!) comme pour se libérer de cette maladie qui a fait irruption dans sa famille, touchant en réalité son oncle.

Une occasion de faire la connaissance d'un homme encore jeune et qui pourtant vit de sa plume et voit ce qui représenterait pour moi une consécration: l'un de ses livres adapté en film!

Il n'a pas voulu me dévoiler son prochain roman, parce qu'il ne compte s'y remettre qu'en novembre, et qu'il n'en écrit "que" un à la fois, mais quand je le saurai, je vous le dirai!

Pour l'interview de Cyril Massarotto, une adresse à ne pas manquer: http://www.demandezleprogramme.be/Ecoutez-Cyril-Massaroto-au-micro-d?rtr=y

A bientôt!

dimanche 16 septembre 2012

La famille on la subit???

Bonjour à tous!

La psychogénéalogie vous connaissez? Elle part du principe que les maladies physiologiques trouvent leurs sources dans des événements et histoires de famille parfois très lointains. Transmis insidieusement de génération en génération, ils génèrent des comportements néfastes qu'on reproduit inconsciemment.

Une belge, Deborah Waknine, a écrit un très beau témoignage à ce sujet, intitulé "La Shoah en héritage. Entretien aux frontières d'un état limite" paru chez Pictorus. Comme le titre l'indique, c'est d'un passé collectif dont elle a souffert, mais de de façon tout à fait personnelle et individuelle. Pourtant c'est surtout le ton et les descriptions très pures de ses émotions qui rendent ce livre particulièrement percutant. Pas difficile de se retrouver dans ce récit, écrit sous forme de dialogues entre l'auteur et le très réputé médecin Gérard Athias qui s'intéresse depuis longtemps aux racines familiales des "mal a dit".

Deborah Waknine consulte à Anvers et organise régulièrement des ateliers, mais propose également, de façon très novatrice, des consultations sur skype: http://www.facebook.com/events/261935357261164/

Si le thème vous intéresse, je vous invite également à consulter le petit ouvrage de référence paru cette année chez Ixelles Editions et intitulé tout simplement : "La psychogénéalogie".

Si le sujet vous semble, comme à moi, digne d'un intérêt inversement proportionnel à la faible diffusion dont il pâtit actuellement, je vous invite à vous pencher sur les activités de Virginie Stevens, chroniqueuse psy que vous retrouverez chaque mercredi dans l'émission "Vivre Ensemble" sur Bel RTL. Elle a écrit le livre: "C'est de famille! La psychogénéalogie, un chemin de liberté" paru aux éditions Ellipses et continue à s'intéresser à ces questions et aux sujets afférents. Voici l'adresse de son site: http://www.virginiestevens.com/index.php

Pour ceux qui n'ont pas de problèmes familiaux de type "insidieux et inconscient" un tout nouveau livre vient de paraître à ce sujet: "Les nouveaux secrets de famille". Tenant compte de la nouvelle structure familiale de notre société, sans se voiler la face, il offre des pistes concrètes à tenter pour permettre à ses enfants de comprendre le contexte de leur vie et leur éviter de longues thérapies plus tard (par exemple), mais aussi aux plus grands de trouver un sens à tout ça (échangisme, dépendance aux jeux d'argent, liens de sang, abus cachés, dons de sperme), pour enfin, pourquoi pas, s'en libérer.

Bientôt je vous parlerai de l'après, c'est-à-dire quand on a compris certaines choses et que pourtant on continue à répéter des actions néfastes, sans s'en rendre compte. Le livre sort tout bientôt. Suite au prochain numéro... Bon dimanche!

mardi 11 septembre 2012

Un endroit à connaître pour faire le malin!

Bonjour,

Comme promis, je présente la librairie Quartiers Latins.

Située sur une place intimement liée à la Belgique, à savoir la place des Martyrs, elle offre encore des services qui se font de plus en plus rares: des livres qu'on ne trouve nulle part ailleurs traitant de Bruxelles (art, architecture,...) mais aussi presque tout ce qui se fait en auteurs belges.

Mais ce qui fait surtout l'âme de la librairie, c'est Muriel, sa libraire passionnée et passionnante qui travaille depuis 20 ans à faire de Quartiers Latins non seulement un lieu de vente mais également un lieu de vie. Elle se veut là non pas pour encaisser mais pour vous conseiller à partir de vos envies. Evidemment, avoir fait sa connaissance, c'est un peu accepter de mettre mon amour propre de côté et les lacunes certaines qui surgissaient, m'en remettant à ses conseils avisés jamais pédants ni arrogants.



Dans l'optique d'élargir cet accès à la culture et de partager ses passions, elle ne s'arrête pas aux seuls visiteurs de la librairie mais propose tous les deux mois l'espace de la librairie (qui s'y prête bien c'est sûr!) à une artiste qu'elle déniche avec son flair et ses relations avec les écoles d'art belges. Pour l'instant, il s'agit de Rigolotapi(é)colo. Le vernissage a lieu ce jeudi 13 septembre. Je vous en parlerai plus longuement après l'avoir vue!

En plus, chaque samedi midi, elle organise des rencontres littéraires. Vous trouverez le programme non seulement sur leur site Internet: http://www.cfc-editions.be/cfc/fr/11088-accueil.html
mais également et surtout dans la publication de la librairie, unique en son genre, "Chemins de lecture", qui aura également 20 ans cette année!

Un lieu à découvrir, pour se rendre compte que derrière l'oppression des magasins de la rue Neuve il y a des rues calmes et pleines d'histoire, et des petits endroits qu'on aime tant découvrir quand on visite une ville étrangère mais qu'on oublie trop souvent quand on est dans la routine de notre lieu d'habitation...

lundi 10 septembre 2012

Claire Davryle

Bonjour,

La journée presse avec la voyante Claire Davryle a été topissime. Je vous invite à écouter les podcasts de la matinale sur Nostalgie à laquelle elle a participé ce matin! http://www.nostalgie.be/emissions/les-chauds-matins/les-sujets/la-voyante-claire-davryle-dans-les-chauds-matins-podcast.html

Demain je vous parlerai de la librairie Quartiers Latins et de ses nombreuses activités. Encore une bonne adresse qui bouge dans Bruxelles, à connaître absolument!

A demain!

jeudi 6 septembre 2012

Babel et nous

Bonjour!

Je prends goût à vous raconter mes petites histoires et j'espère que vous aussi! Aujourd'hui j'aimerais vous parler des langues. Pas de l'organe évidemment, mais de cette petite épine qui se loge dans le pied pour se rappeler à nous, particulièrement à la rentrée: se remettre au néerlandais, à l'anglais, commencer le chinois, bref, s'ouvrir aux autres. Pourquoi repousser? Je l'ai longuement et consciencieusement fait jusqu'à ce qu'une petite perle traverse mon chemin: l'école Call International.

Quand j'ai fait l'agrégation pour pouvoir enseigner à la fin de mes études, je me demandais toujours pourquoi le modèle scolaire avait si peu évolué au fil des décennies. J'ai quand même étudié dans les mêmes livres que ma mère! (et elle ne m'a pas eue jeune). Pourquoi les nouveaux modèles proposés effraient-ils tellement, alors même que nous vivons dans un village monde où il est essentiel à mon sens de repenser l'enseignement en fonction des cultures et des régions? Toujours est-il qu'en Belgique, pour les langues, quelqu'un a osé: Patrick Weber, le manager.

Pour ses cours, il s'est basé sur plusieurs principes: il a commencé par s'enquérir des dernières études sur la mémoire et l'apprentissage, dans le but de les mettre en pratique dans ses formations. Il en a déduit entre autres que le plaisir favorise bien mieux la mémorisation sur le long terme que la contrainte, et  s'attèle à sortir du schéma scolaire classique infantilisant. Il s'est aussi dit qu'une langue ne pouvait s'apprendre seule, sans un bagage culturel, puisqu'elle y est intimement liée. Et il a trouvé des profs super motivés, prêts à suivre des formations régulières et à l'assister dans son projet.

C'était il y a 25 ans. Aujourd'hui, vous retrouverez Call International à Bruxelles mais pas seulement: à Waterloo, à Liège, à Namur, et même à Tournai. Je l'ai testé pendant une semaine et je dois dire que ça s'est avéré amusant et efficace. J'ai particulièrement apprécié le confort du fauteuil et de la table basse, avec la musique en fond. Evidemment c'était fatigant, on n'a pas encore commercialisé le lavage de cerveau à but positif. Mais je suis sortie de là en ayant l'envie d'approfondir, en allant voir les cours de gym ou de photo par exemple qu'on donne en néerlandais à Bruxelles. Pour ne plus gonfler les statistiques des francophones qui ne parlent pas l'autre langue du pays. Pour ajouter ma petite pierre à l'édifice qui parviendra peut-être à nous sortir (un peu) de l'imbroglio politique dans lequel nous moisissons depuis des années.

Si ça vous intéresse, je peux vous envoyer les rapports de recherche de l'école, c'est passionnant et nourrit fort bien le débat. Sinon, tentez l'expérience, contactez-les de ma part! http://www.callinter.com/

lundi 3 septembre 2012

Le vieux débat sur la prédestination?

Bonjour à tous,

Ca a été dur de trouver de qui j'allais parler en premier...pour mon premier billet, pour vous apprendre plein de trucs amusants et/ou surtout intéressants... alors j'ai décidé de vous faire part de mon petit coup de coeur craquage de cette rentrée. Pour le côté insolite et amusant mais qui, en fait, devient intéressant. C'est une voyante, avec du rationnel ajouté. Je me suis assise, elle m'a regardée et directement elle m'a lancé des traits saillants de ma personnalité. Juste en me regardant. Or je ne pense pas être d'une insipidité déconcertante. Et vous non plus. Aux sceptiques je dis: testez-là! Surtout si vous vous demandez à quoi peut servir ce don de percevoir les autres?

Claire Davryle, qui sera à Bruxelles les 10 et 11 septembre prochain (et on l'espère, de plus en plus souvent) l'instrumentalise pour aider ceux qui le souhaitent, jeune et moins jeunes, à trouver leur voie dans le domaine professionnel. Une option a ne pas négliger quand on se teste et que, comme moi, on s'est laissé tenter par le nouveau Marabout: "Ma vie, mon oeuvre, toute ma vie en graphiques".
Ou qu'on va se jeter sur le prochain roman de Marianne Rubinstein "Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel" qui explore les joies et les peines de la crise de la quarantaine. L'auteur viendra également à Bruxelles le 10 septembre.
Vos commentaires sont évidemment les bienvenus!

samedi 1 septembre 2012

Présentation

Bonjour à tous!

Je suis une attachée de presse bruxelloise. Le principe? Savoir des choses avant vous! L'intérêt de mon blog? J'ai décidé de vous faire partager tout ce que je sais grâce à mon métier: les derniers livres de grands cuisiniers à paraître, les livres de psychologie à ne pas manquer, les nouveaux romans, les bons plans beauté, les événements à venir 100% belges, mes rencontres avec des auteurs mais aussi avec toutes ces personnes qui font des choses hors du commun... parce que c'est quand même toujours meilleur de le dire que d'attendre que les autres s'en chargent pour vous!

J'espère que vous prendrez autant de plaisir et d'intérêt à le lire que je n'en ai à l'idée de créer ce contact avec vous. Faites-moi part de vos avis! J'adooore parler!